L’expression bien connue « Qui dort dîne » a trouvé un nouvel écho dans la science, grâce à une étude suédoise sur l’influence de la privation de sommeil sur l’appétit.

En effet, Christian Benedict et Helgi Schiöth, chercheurs à l’Université suédoise de Uppsala, viennent de publier une étude confirmant l’hypothèse selon laquelle une privation de sommeil augmente l’appétit.

Cette étude a été menée sur un groupe de 12 hommes adultes, à qui on présentait des images de nourriture, après soit une nuit normale ou soit une nuit de privation complète de sommeil.


« Après une nuit de privation totale de sommeil, ces hommes montraient un haut degré d’activation dans une zone du cerveau qui est en relation directe avec l’envie de manger.« , explique Christian Benedict.

Le manque de sommeil est un problème croissant dans nos sociétés modernes. En effet, nos habitudes de vie sont aujourd’hui très loin des rythmes naturels nécessaires à notre corps pour fonctionner de manière optimale.
Horaires de travail en « pauses » ou de nuit, heures supplémentaires ou journées de 10 à 12 heures, auxquelles s’ajoutent encore les temps de déplacement (bouchons, transports en commun, etc) et nos obligations familiales et sociales… Nos journées sont bien remplies et notre temps de sommeil est bien malmené !
En effet, la plupart d’entre nous sacrifient plus volontiers du temps de sommeil au bénéfice d’autres activités. Malheureusement, ces mauvaises habitudes de sommeil peuvent affecter la prise de poids à long terme, et contribuer à expliquer l’obésité croissante constatée en Occident.
Il est peut donc être important de dormir une moyenne de 8 heures par nuit afin de maintenir un poids corporel sain et stable.
Ainsi, une étude réalisée dans une clinique du Minnesota par l’American Heart Association, a pu montrer que des sujets ayant dormi 1h20 de moins que leur temps de sommeil habituel, avaient tendance à consommer une moyenne de 549 kcal supplémentaires chaque jour !
… alors ce soir, pensez à votre sommeil, et dormez plutôt que manger !
Bibliographie :
  1. Christian Benedict, Samantha J. Brooks, Owen G. O’Daly, Markus S. Almèn, Arvid Morell, Karin Åberg, Malin Gingnell, Bernd Schultes, Manfred Hallschmid, Jan-Erik Broman, Elna-Marie Larsson, Helgi B. Schiöth. Acute Sleep Deprivation Enhances the Brain’s Response to Hedonic Food Stimuli: An fMRI Study. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 2012; DOI:10.1210/jc.2011-2759
  2. Lack of sleep makes your brain hungry
  3. American Heart Association. « Lack of sleep may increase calorie consumption. » ScienceDaily, 14 Mar. 2012. Web. 21 Mar. 2012.

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